samedi 17 septembre 2016

Le Dompteur de lions Camilla Läckberg


Merci aux éditions Audiolid de cette  belle écoute.


Une jeune fille disparue depuis plus de quatre mois erre à moitié nue à travers la forêt enneigée avant d’atterrir sur une route déserte. La voiture arrive de nulle part, le choc est inévitable. L’accident n’explique pourtant pas les yeux crevés de la victime et les nombreuses blessures sur son corps. Lorsqu’Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire de meurtre impliquant un ancien dompteur de lions, elle ne se doute pas que les sombres tentacules du passé sont en train de se refermer sur le présent. Et que le cauchemar ne fait que commencer…

Du côté de l'écoute :

Vraiment une magnifique lecture de Jean-Christophe Lebert. J'appréhendais un peu ayant lu les autres romans de l'auteur, la manière dont le lecteur allait faire vivre les personnages. J'ai retrouvé les sensations éprouvées avec chaque personnage à l'identique de celles que j'ai pu avoir an lisant les autres romans de cette série. Les personnages même les secondaires ont une "voix" qui correspond parfaitement à celle que j'imaginais et correspond tout à fait à leur personnalité.

Du côté de l'histoire :

On retrouve le schéma habituel de cette série, Erica Falk mène des investigations sur un fait réel dans le but d'écrire un roman. Son mari Patrick est confronté à la réapparition d'une jeune fille Victoria disparue depuis quatre mois et présentant d'horribles mutilations.

Comme à son habitude, Camilla Läckberg nous propose des falsh back du passé concernant l'affaire sur laquelle Erica travaille et d'autres points.
L'intrigue nous amène à côtoyer de nombreux personnages de la communauté de Fjällbacka liés entre eux dans ce tome par l'équitation. On a aussi et c'est un point que j'appréciée tout particulièrement dans les romans de l'auteur, une partie de la vie privée d'Erica et Patrick qui nous est décrite. On a donc encore plus empathie pour nos deux personnages principaux mais aussi leurs proches : famille et collègues de travail.

L'enquête prend des chemins, des embranchements auxquels on ne s'attend pas  tout au long de la lecture. L'écoute, ici colle parfaitement à ses rebondissements et nous donne envie d'avancer dans cette dernière.
On retrouve aussi des scènes dures en horreur.

Erica est toujours aussi téméraire même si l'arrivée de ses enfants l'a un peu assagie : elle fonce et a toujours une bonne intuition qui la conduisent parfois dans des situations dangereuses.
Patrick est plus posé et déductif, il apprécie tout particulièrement l'intuition de sa femme et son aide.
Un couple qui se complète !

Si vous ne connaissez pas les romans de l'auteur, je vous les conseille fortement si vous aimez les thrillers. Celui est à mon sens un des plus réussis de Camilla Läckberg. Elle nous entraîne ici dans un récit aux multiples ramifications et nous donne un roman haletant.

vendredi 16 septembre 2016

La conjuration de Göttingen Jérôme Legras



Merci à LP Conseils et aux éditions L'Archipel de cette belle découverte.


Juin 1954. Le corps de William Wien, bibliothécaire adjoint de l’université de Princeton, est retrouvé sans vie. Assassiné. Avant de mourir, l’homme a trouvé la force d’inscrire sur une stèle la lettre grecque epsilon. De son propre sang…
L’inspecteur Michael Rumford découvre peu à peu que ce meurtre n’a rien d’ordinaire. Toutes les pistes semblent en effet converger vers le prestigieux Institut des études avancées et son célèbre directeur, Robert Oppenheimer, père de la bombe nucléaire, pris en étau entre d’anciens criminels nazis et un groupe de savants au passé trouble…
Mais pourquoi Edgar Hoover, le patron du FBI, s’intéresse-t-il de si près au célèbre physicien Albert Einstein ? Cherche-t-il à dissimuler la véritable histoire de la course à l’atome ? Autant de questions que Rumford n’aurait jamais cru devoir se poser un jour.

Mêlant suspense, faits historiques et enjeux scientifiques, ce premier roman plonge le lecteur au coeur de la guerre froide et du maccarthysme. Au fil de la lecture, une question lancinante : et si tout était vrai ?

Un roman passionnant, saisissant.

Un bibliothécaire, William Wien est assassiné, laissant pour seul indice la lettre grecque epsilon. L'inspecteur Rumford va enquêter.

Une enquête qui nous mène à travers l'histoire de la découverte de la radioactivité et de la relativité. Le roman relate cette enquête et les découvertes de savants comme Planck, Poincaré et Einstein pour les plus connus.
J'ai adoré la manière dont l'auteur intègre ces découvertes complexes à l'enquête pour meurtre qui a lieu 50 ans plus tard. On a une alternance de  moments du passé avec les savants et le contexte politique de l'époque : la course à l'armement, avec le présent et les rebondissements de l'enquête de Rumford dans un contexte de chasse aux communistes et du procès des époux Rosenberg.

L'auteur sait rendre attrayante et simple cette course à la découverte la plus terrible de l'humanité, la bombe atomique. Il nous passionne pour ce thème en le traitant comme un thriller avec tout ce qu'il faut de pression, de complots, d'enjeux politiques.

Une intrigue vous l'avez compris époustouflante. On est pris dans le récit. On ressent de l'empathie pour Rumford. On tâtonne avec lui.Ces points  rendent la lecture addictive. Chaque fois, que l'on pense toucher au but, un nouvel élément vient tout remettre en question  pour notre plus grand plaisir.Les surprises, les rebondissements , l'action alternent et nous passionnent.

Un excellent thriller avec une intrigue mêlant avancées scientifiques, complots, crimes et avec ce côté qui nous amène à la réflexion sur l'Homme, sa manière d'agir, de chercher des solutions pour s'auto-détruire. Un thriller comme je les aime !


mercredi 14 septembre 2016

Les Jours d'après Kristin Harmel



Merci aux éditions Milady Romance de cette belle découverte.

« Des heures durant, j'ai gardé les yeux rivés sur la porte, espérant que Patrick finirait par arriver et que tout cela n'était qu'une malheureuse erreur. Mais ce n'en était pas une. Lorsque minuit a sonné, je me suis mise à pleurer : ce 19 septembre était le premier jour de ma vie que je ne partageais pas avec lui. » Trouver l'amour est une chance. Après la mort de son mari, Kate ne pensait pas que la chance lui sourirait de nouveau, et qu'elle se fiancerait, dix ans plus tard, à un homme beau et brillant. C'est alors qu'elle se met à rêver de son défunt mari. Dans ces songes étonnamment réalistes, il n'a jamais eu d'accident de voiture, et Kate lui a donné une fille, Hannah. Kate ne sait plus quoi penser : Patrick essaie-t-il de lui parler par-delà la mort ? ou a-t-elle simplement peur d'être heureuse avec un autre que lui ?

Un roman passionnant avec un côté psychique fort.


Dès les premières lignes, on est pris par la tristesse de Kate qui ne se remet pas du décès de son mari Patrick survenu douze ans auparavant.

Le roman se lit en grande partie un nœud au ventre. On ressent l'abattement de Kate, son chagrin. Elle avance pourtant, elle vit en couple avec Dan mais elle a l'impression de quelque chose d'inachevé dans son histoire avec Patrick. Lorsque Dan la demande en mariage, elle fait des rêves étranges sur Patrick et leur vie.

Avec ces rêves, l'auteur développe un côté psychique fort. L'esprit de Kate lui joue-t-il des tours? ou essaie-t-il de lui faire passer un message? Comme Kate, on est dans le doute de leur signification, de leur réalité aussi. L'auteur nous les décrit tant et si bien que comme Kate, on ne sait pas quoi en penser. C'est fort, poignant, bouleversant.

J'ai adoré Kate dont l'attachement à Patrick et son amour pour lui est encore fort. En découvrant, leur relation, on comprend sa difficulté à faire son deuil.
Grâce à ses rêves, Kate s'introspecte et réfléchit à ses envies, au bonheur auquel elle aspire.
Ce récit est la quête de Kate vers quelque chose dont elle n'a pas conscience mais dont elle pressent avoir besoin.

Un roman bouleversant par le chagrin de Kate, poignant par sa quête et sa détermination à comprendre et avancer, un roman sublime par l'aboutissement de ce dernier.

mardi 13 septembre 2016

Je suis Adèle Wolfe Ryan Graudin



Merci aux éditions JC Lattès de cette belle découverte.

1956. Le IIIe Reich et l’Empire du Japon gouvernent le monde.
 
Afin de commémorer la victoire des forces de l’Axe sur le Royaume-Uni et la Russie, Hitler et l’empereur Hirohito organisent chaque année une grande course de moto entre leurs deux continents. Le gagnant remporte une entrevue privée avec le Führer lors du bal de la Victoire.
 
Yael, une survivante des camps, n’a qu’un but dans la vie : gagner cette course et tuer Hitler. Pour parvenir à ses fins, elle décide de se faire passer pour la gagnante de l’année précédente, Adèle Wolfe. L’affaire se corse lorsque le frère et l’ancien petit-ami de cette dernière décident eux aussi de participer à la course…

Un roman incroyable à l'univers original et à la fois connu.

1956,le IIIe Reich a gagné la guerre. Yael survivante des camps, veut  venger les siens. Elle va prendre la place d'Adèle Wolfe lors de la course annuelle montrant la suprématie de l'Axe ( alliance entre l'Allemagne et le Japon).

Un roman original par son personnage principal Yael, sa détermination, ses facultés, par le contexte aussi le milieu de la course, de la compétition.
Un roman avec univers connu : le troisième Reich et ses atrocités, ici Hitler a gagné la guerre et règne sur une grande partie du monde. On retrouve aussi les réseaux de Résistance. L'auteur fait de ce milieu connu, un monde novateur.

Yael est une jeune femme courageuse, déterminée. Elle avance tout en n'oubliant ce qu'elle a vécu au camp et les êtres chers qu'elle a perdu.
La narration alterne le présent (la course) , le passé (le camp puis la liberté). Ce point nous permet de garder à l'esprit la barbarie d'un régime.

Le roman est le récit d'une mission mais aussi d'une quête, d'une compétition avec des alliances inévitables tout ne faisant confiance à personne.

Le récit est rempli d'actions, de rebondissements, de surprises. La lecture en est prenante. La fin a un côté inattendu sur un point mais logique.

Une lecture prenante, un récit intense en découverte, rebondissements et détermination à travers le personnage de Yael, je vous le conseille fortement.


Ainsi fleurit le mal Julia Heaberlin



Merci à NetGalley et aux éditions Presse de la cité de cette découverte.


" J'ai toujours pensé que la mort avait quelque compte à régler avec moi. "

À seize ans, Tessa est retrouvée agonisante sur un tas d'ossements humains et au côté d'un cadavre, dans une fosse jonchée de milliers de marguerites jaunes aux yeux noirs. Partiellement amnésique, seule survivante des " Marguerite " – surnom que les journalistes ont donné aux victimes du tueur en série –, elle a contribué, en témoignant, à envoyer un homme dans le couloir de la mort. Terrell Darcy Goodwin, afro-américain, le coupable parfait pour la juridiction texane.

Presque vingt ans ont passé. Aujourd'hui, Tessa est une artiste et mère célibataire épanouie. Si elle entend parfois des voix – celles des Marguerite qui n'ont pas eu sa chance –, elle est toutefois parvenue à retrouver une vie à peu près normale. Alors, le jour où elle découvre un parterre de marguerites jaunes aux yeux noirs planté devant sa fenêtre, le doute l'assaille... Son " monstre " serait-il toujours en cavale ? La narguerait-il ?


Un thriller et bien plus : la reconstruction de soi après un drame.

Tessa, mère célibataire, se penche sur le drame qu'elle a vécu à 16 ans avec l’exécution imminente de Terrel Goodwin, l'accusé mais Tessa doute de sa culpabilité.

Un roman complexe par son intrigue, dur car il y a un côté psychologique fort derrière ce récit : comment vivre après un tel drame pour Tessa . Ce côté psychologique est aussi présent autour des personnages secondaires.

Le récit alterne passé (l'époque des faits et du procès) et le présent avec la recherche de nouveaux indices. Le présent est décrit avec un compte à rebours : X jours avant l'exécution. Ce point met de la pression sur le récit et crée une forte tension.

Tessa est encore fragile et entend parfois les "Marguerite" , les jeunes filles retrouvées avec elle. Ces dernières lui parlent et essaient de la guider. Elles sont à la fois les gardiennes du passé mais veulent aussi avancer en aidant Tessa à les identifier.

La couverture est bien représentative de l'histoire : les marguerites jaunes aux yeux noirs qui hantent Tessa et ce bras qui voile la face de Tessa comme elle a une période.

L'histoire est très bien menée. On ne voit quasiment rien arriver. J'ai deviné l'implication d'une personne sans comprendre comme les choses s'imbriquaient.  L'auteur nous donne tous les indices et a l'art de les traiter  pour que l'on devine rien. C'est très bien fait.

Un excellent thriller mené de main de maître avec des indices posés tout au long de la lecture sans que l'on ait la clef avant la fin. De plus, il y a ici avec les personnages un côté psychologique développé ici.


lundi 12 septembre 2016

Songe d'une nuit torride épisode 1 Joy Maguène



Merci aux éditions Nisha de cette belle découverte.

Sur le mont Olympe, Eyron s'ennuie. Le dieu, las de surveiller les créatures vivant sur Terre, s'interroge. Les divinités, avides d'orgies et de breuvages aphrodisiaques, ne sont-elles pas des maîtresses formidables ? Pourquoi ne pas pimenter sa vie... et surtout ses nuits ? En compagnie d'une jolie rousse au regard ensorceleur, peut-être ? 
À moins que le conseiller d'Eyron tombe amoureux le premier...


Un épisode sensuel, tendre.

Le Dieu Eyron s'ennuie sur son nuage. La routine ne lui convient plus. En consultant ses amis, il décide de renouer avec le sexe.

Un épisode avec une pointe d'humour, de tendresse : on ressent tout le plaisir que l'auteur a pris à créer ses personnages et à les faire vivre.
L'humour est bien là: légère. Idalio, le conseiller d'Eyron par sa sagesse, sa sérénité en apporte lui aussi. Idalio me fait me poser beaucoup de questions quant à son rôle, son évolution dans la suite de la saga.

Eyron est un personnage divin, simple, seul. On sent sa solitude et son ennui avec force. Ce point contraste avec le côté léger et frais du récit et accentue notre plaisir à découvrir son histoire.

Un premier épisode très réussi, réunissant beaucoup de sensation : la solitude d'Eyron, la pointe légère du récit et la sensualité, l'auteur fait ressortir de tout ça une belle tendresse vis à vis de ses personnages.


C'est Lundi. Que lisez-vous ? (216)


Cette semaine  a été pleine d'imprévus et de démarches en tout genre. Je suis restée une partie de la semaine sans lire une ligne. Mes trois lectures ont été faites en entre jeudi soir et le weekend.
Donc une petite semaine :

J'ai lu :


Je n'ai donc pas lu tous les romans prévus.

Ma lecture en cours :


J'écoute et là j'ai bien avancé ayant passé beaucoup de temps en voiture.



Mes prévisions, l'ordre est aléatoire.



Et vous, que lisez-vous ?