vendredi 22 avril 2016

Y avez vous dansé Toinou ? Yves Viollier


Merci à Babelio et aux éditions Terres de France de cette découverte.

Au commencement, il y a ce pays que le narrateur découvre en rencontrant Marie-Claire, qui deviendra sa femme. La Charente, comme une Toscane française. Là-bas, au milieu des vignes et sur les bords du fleuve, il a rendez-vous avec Toinou dans sa ferme. A quatre-vingt-douze ans, cette femme a une énergie impressionnante. Sa mémoire est intacte, sa voix colorée par la terre de ses origines. Elle est née dans ce Périgord noir où les paysans ont brûlé le seigneur du château, près du village de Hautefaye devenu le " village des cannibales ". Toinou n'a eu qu'un seul désir : fuir ce pays dur à l'histoire sombre. Mariée contre son gré à quinze ans, elle a très vite entraîné les siens à émigrer. Ils sont partis, à pied, au début du siècle, vers une Charente plus riante. Fil après fil, Toinou dévide l'histoire de sa vie, son enfance, les deux guerres, la famille, les deuils, les travaux et les jours, un présent enfin plus tranquille, presque le bonheur, sa passion pour la danse... 
Et, tandis qu'elle parle et entre les rencontres, le narrateur tire aussi les fils de sa propre mémoire. Les mémoires des uns et des autres se croisent, s'enchevêtrent, se lient, et le roman devient œuvre de transmission, de partage, histoire universelle, ode au courage, à la nature, au soleil, chant du monde et des terres de mémoire.

Il y a un moment que je n'avais pas lu un roman du terroir. Quand Babelio m'a proposé ce roman en masse critique privilège , je me suis dit que c'était l'occasion de renouer avec le genre.

J'ai lu, il y a quelques années Les Pêches de Vigne de l'auteur que j'avais bien apprécié.

On retrouve ici  Toinou qui se confie  sur va vie : une vie simple, faite d'embûches et de beaux souvenirs, une vie aux valeurs simples celles qu'on oublie parfois.

J'ai été un peu gêné dans cette lecture par le fait que c'est vraiment un dialogue, une prise de note sur le tas et non un récit classique, construit si je puis dire.

Le roman sent bon le terroir, la campagne. L'auteur sait nous décrire cette époque, ce milieu, ses senteurs avec beaucoup de véracité : on a l'impression d'y être. J'aime beaucoup ce sentiment dans ce genre de récit.

Il y a aussi derrière ce récit, un goût de la simplicité, un sentiment que la vie est belle quelque soit l'époque, sa dureté, qu'elle vaut la peine d'être vécue.

Voilà, un roman qui sent bon le terroir, le plaisir de vivre en toute simplicité, le plaisir d'avoir vécu.


4 commentaires:

  1. Un roman qui m'a l'air beau, je le note dans un coin de ma tête :)

    RépondreSupprimer
  2. Alors personnellement, c'est vraiment un genre auquel je n'accroche absolument pas, malgré de nombreux essais...

    RépondreSupprimer
  3. J'ai l'impression que tu sors un peu de ta zone de confort depuis quelques semaine. Je me trompe ??
    En tout cas, je prends toujours un plaisir à découvrir tes lectures. Merci pour la découverte.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Un peu, il faut bien si non je vais faire une overdose de romances.

      Supprimer

Pour vous aider à publier votre commentaire, voici la marche à suivre :
1) Ecrivez votre texte dans le formulaire de saisie ci-dessus
2) Si vous avez un compte, vous pouvez vous identifier dans la liste déroulante Commentaire
Sinon, vous pouvez saisir votre nom ou pseudo par Nom/URL
3) Vous pouvez, en cliquant sur le lien S'abonner par e-mail, être assuré d'être avisé en cas d'une réponse
4) Cliquer sur Publier enfin.

Voilà : c'est fait.
Et un gros MERCI !!!!